La ville de Cahors
est située à 29 km au sud du gîte.


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En Midi-Pyrénées, il y a des lieux exceptionnels dont on parle à l'autre bout du monde.

Cahors fait partie des 25 Grands Sites de Midi Pyrénées qui fondent l'identité de cette superbe région et participent à son rayonnement bien au-delà de nos frontières.

Dans le décor majestueux de la vallée du Lot, Cahors, ville d'art et d'histoire, est faite pour le bonheur de l'exploration. Le pont Valentré et la cathédrale St Etienne font partie de ces monuments d'exceptions dont on parle à l'autre bout du monde.

De la place du marché en passant par les terrasses du boulevard Gambetta, la capitale du Lot conjugue ambiance méridionale, richesse historique et plaisirs gourmands pour séduire autant les passionnés de patrimoine que les amoureux d'art de vivre.



PONT VALENTRÉ

En 1306, les consuls de la ville de Cahors décident de la construction d'un pont au lieu-dit "Valandre", sur la partie Ouest du méandre de Cahors. Deux autres ponts existaient alors à Cahors : le pont Vieux au Sud et le pont Neuf à l'Est.

La première pierre du nouvel ouvrage d'art est posée solennellement en 1308 par le premier consul Géraud de Sabanac. Le chantier va durer près de 70 ans, donnant naissance à la légende selon laquelle le diable aurait apporté son concours à l'architecte. En 1345 on peut circuler sur le tablier, les trois tours n'étant sans doute achevées que vers 1380, en dépit des crises de la guerre de Cent ans.

Mentionné en 1840 dans la première liste de Monuments Historiques, le Pont Valentré est restauré vers 1880 par l'architecte Paul Gout, qui fait sculpter par l'artiste local Cyprien-Antoine Calmon un petit diable au sommet de la tour centrale.

Remarquable témoignage de l'architecture médiévale, le pont est classé au titre des Monuments Historiques et inscrit depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

D'une longueur de 172 mètres, le pont Valentré possède huit archesLes ponts remarquables, retombant sur des piles pourvues d'un avant-bec. Il possède trois tours, dont seules les deux placées sur les rives étaient fortifiées de mâchicoulis et d'archères. Chaque extrémité était à l'origine protégée par un châtelet, ces éléments ayant presque disparu de nos jours.

A noter que le pont n'est interdit à la circulation que depuis 1995.

Il fait partie du label des Ponts remarquables du Sud de la France depuis 2012.

La légende :
On raconte que l'architecte ne pouvant venir à bout de son œuvre, eut recours à Satan et fit un pacte avec lui. Satan s'engageait à l'aider par tous les moyens et à lui obéir ponctuellement, quelque ordre qu'il put recevoir. Le travail fini, l'âme de l'architecte en devait être le prix. Mais si le démon, pour une cause quelconque, refusait de continuer son assistance jusqu'au bout, il perdrait tous ses droits sur le prix en question ; la besogne marcha vite avec un tel manœuvre.

Quand le pont fut presque fini : - ça se dit en lui-même l'architecte, voici le moment de songer à notre âme, afin que nous n'ayons pas fait un sot marché. Et il porta un crible à son formidable associé : - Ami, lui dit-il, je t'ai trouvé docile jusqu'ici, et tu sais que tu dois l'être jusqu'au bout ; prends ce crible (sorte de seau percé), laisse-le tel qu'il est et l'emploie à puiser de l'eau que tu porteras aux maçons pour délayer la chaux. Le diable se mordit les lèvres de dépit ; il tenta pourtant l'expérience, elle échoua vingt fois. Jamais crible n'a gardé l'eau. Confus, le diable vint avouer sa défaite, mais jura de se venger. A quelque temps de là en effet, lorsque les maçons eurent presque achevé de construire la tour du milieu, ils en trouvèrent l'angle supérieur nord-ouest abattu et il leur fut impossible d'achever cette tour.

L'architecte chargé de la restauration, Paul Gout, fait immortaliser cette légende par une pierre sculptée représentant le diable tentant d'arracher la pierre du pont mais n'y parvenant pas, ses doigts étant coincés dans les joints de la pierre.



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CATHÉDRALE SAINT ÉTIENNE

La fondation de la cathédrale Saint-Etienne au cœur de la cité est traditionnellement attribuée à un évêque du VIIe siècle, saint Didier. Le vaste édifice est reconstruit à partir du début du XIIe siècle : le maître-autel est consacré en 1119 par le pape, en même temps qu'un autel spécial consacré à la précieuse relique de la Sainte-Coiffe-du-Christ. Son portail roman au remarquable tympan sculpté s'inscrit dans la lignée de ceux de Saint-Cernin-de-Toulouse, Conques et Moissac. La nef est couverte de deux coupoles, les plus grandes que l'on trouve dans le sud-ouest.

A partir de la fin du XIIIe siècle, l'abside et le massif occidental complètent ce vaisseau en employant le style gothique, qui pénètre dans le Midi à la suite de la Croisade contre les Albigeois. L'architecture intérieure est complétée par un décor peint, dont de riches vestiges de la fin du XIIIe siècle subsistent sous la coupole ouest et le massif occidental. Le cloître roman est remplacé au XVIe siècle par un nouveau cloître de style gothique flamboyant, au décor foisonnant de feuilles de choux et de chardons.

La décoration et l'aménagement intérieur sont repris aux XVIIe et XVIIIe siècles dans le cadre du mouvement de la Contre-Réforme : le retable baroque de la chapelle profonde, l'orgue, la tribune des chanoines et la chaire à prêcher en sont les éléments marquants.

Au XIXe siècle les coupoles sont débarrassées des combles qui les occultaient de l'extérieur tandis que le chœur fait l'objet vers 1870 d'une complète réfection de son décor sous l'égide de l'évêque Grimardias.

Etape importante sur la Via Podiensis, la route du Puy, la cathédrale Saint-Etienne est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.